Pour que toute vie nous soit donnée en abondance,
nous sommes habitants de notre terre, qui vit avec nous et aussi
sans nous, qui nous nourrit, nous héberge, nous réjouit
aussi à travers ses beautés naturelles que nous
sommes invités à contempler, à admirer, à
louer.
La nature a aussi ses propres exigences, son fonctionnement
et son évolution qui ignore la vie et les besoins des hommes.
Terre qui tremble, volcans qui crachent, océans furieux
et meurtriers, climats hostiles et inhospitaliers, déserts
où la vie est rude et aléatoire. La Création
a ses lois propres, la Création évolue sans cesse.
L’Homme est appelé à partager
la nature divine de Dieu, dès son passage sur terre, et
après sa mort, sa disparition de ce monde qui continue
sans nous. Sa vie terrestre ne prend sens que s’il découvre
peu à peu, à travers son petit schéma mental
et limité d’humain, quelle est cette promesse de
Dieu à son égard, vers quel bonheur parfait, vers
quel amour complet, vers quelle plénitude il est appelé,
aspiré, entraîné. Et tout cela par Amour,
simplement, par don gratuit de cet Amour !
Sa vie n’a donc de sens que s’il construit
le bonheur pour lui, autour de lui, pour les autres ;Le Paradis
existe déjà sur terre : c’est cet appel de
bonheur, cette marche vers du mieux être, du du bien-être
partagé, du « être » tout court (la réalisation
de la nature humaine).
Ce chemin de bonheur, ce paradis qui se construit
chaque jour, c’est au milieu de la Création qu’il
se construit. Pour chacun de nous, et pour tous en relation les
uns avec les autres. Notre Humanité à construire
chaque jour, c’est le fait de mieux vivre ensemble, de faire
en sorte que chaque être vivant trouve sa place, puisse
vivre, puisse goûter à la joie et à l’émerveillement
de vivre dans cette Création.
Autant il nous est nécessaire de progresser
dans la connaissance scientifique qui nous permet de mieux maîtriser
notre milieu de vie, de l’améliorer et de chercher
à utiliser au mieux les ressources dont nous disposons,
autant il est criminel pour soi, pour les autres, pour les hommes
à venir, de jouer aux apprentis sorciers, de gaspiller
ce qui nous est donné, de se croire plus forts que Dieu
même.
Nous avons donc la responsabilité de continuer
la Création, et non pas de la détruire. C’est
notre manière de remercier Dieu notre créateur,
et de continuer son œuvre en permettant à d’autres
hommes de connaître, à l’avenir, les mêmes
joies que ce que nous avons trouvé, ou du moins de ce que
nous aurions pu trouver, si nous avions un peu de conscience de
la valeur de notre passage sur la terre.
Nous avons donc la responsabilité de continuer
la Création, et sans la détruire. C’est notre
manière de remercier Dieu notre créateur, et de
continuer son œuvre en permettant à d’autres
hommes de connaître, à l’avenir, les mêmes
joies que ce que nous avons trouvé, ou du moins de ce que
nous aurions pu trouver si nous avions un peu de conscience de
la valeur de notre passage sur la terre.
Respecter la Création, c’est mettre en œuvre
la Foi (croire en l’amour de Dieu), l’Espérance
(donner un sens à notre vie terrestre et à la plénitude
qui nous attend après la mort) et la Charité, (le
souci des autres, par l’amour humain, la solidarité,
le respect, l’attention à tous. On touche là
à l’essentiel, pourtant bien ancré dans nos
réalités quotidiennes.